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Clin d’œil pour des convaincus !

24sept15

La gouvernance par les nombres…*

La tyrannie des chiffres nous poursuit ou nous devance, c’est à voir !

Nous le dénonçons régulièrement, car nous en sommes convaincus, « compter n’est pas humain ». Dans son cours au Collège de France, Alain Supiot, juriste et spécialiste du droit social, s’insurge sur l’objectif de performance qui fait prévaloir les chiffres sur toute autre dimension sociale et sociétale, « la déshumanisation étant considérée comme la rançon du progrès » !

Il dénonce ainsi ces méthodes absurdes de comptage qui poussent par exemple les chercheurs aujourd’hui à « découper » un article, publié entier autrefois, en quatre ou cinq publications pour atteindre le quota attendu, voire à «  tricher sur les sources ou falsifier les résultats ». Les transformations du travail qui accentuent de plus en plus l’intérêt des procédures, des normes et du contrôle chiffré, aux dépens de l’originalité du binôme « contenu du travail/humain qui le réalise », pourraient faire passer les humains pour de simples « machines intelligentes ».

Ce n’est pas le premier à dénoncer cette dérive**.

Nombreux sont ceux qui, au travers de leur expérience ou d’études réalisées,  entreprennent d’alerter, en témoignant ou en écrivant, sur l’aspect douloureux voire mortifère de ce «management », certains même prouvent comment dans leur propre structure, fonctionner différemment a été fort bénéfique. Alain Supiot estime que « la justice sociale ne consiste pas seulement à redistribuer les biens, elle implique de donner à chacun la possibilité de réaliser ce qu’il est dans ce qu’il fait, de forger sa personne dans l’épreuve du travail ».

On a beau en être intimement persuadé, le lire est toujours revigorant !

*Titre de l’ouvrage d’Alain Supiot, issu de ses cours au Collège de France. Alain Supiot a été expert auprès de la commission européenne.
** Entre autres, l’ouvrage « Les stratégies absurdes », de l’économiste Maya Bonvallet, qui mène des recherches sur les indicateurs de performance, explique avec moult exemples à l’appui, combien les objectifs chiffrés peuvent être contre productifs par rapport au contenu réel du travail.

Edito septembre 2015

24sept15

Business people joining hands

La confiance : le secret de la réussite

Elle est sur toutes les lèvres, des optimistes, des pessimistes, des attentistes, et même des #jemenfoutistes…

Crainte de saouler, peur du ridicule, de ne pas savoir comment agir ou en parler…

On préfère lâchement se taire, se terrer ou s’en remettre à d’autres.

Or, nous avons tous une responsabilité, si infime soit-elle, pour que naisse l’espoir d’une humanité respectueuse.

Deux évènements, dans des registres différents mais pas si éloignés en fait, la COP 21 et l’accueil des migrants se jouent ces prochains mois. La CONFIANCE est le secret de la réussite de ces deux enjeux majeurs. Nous, dirigeants humains, devons porter et faire vivre la confiance dans nos entreprises pour polliniser la société et que puisse se réaliser, pour nous et les générations futures, une Terre humaine.

Alain Gross

Invitation GROP* Inter-Régional vendredi 12 juin 2015 à Lyon

19mai15

Nous avons le plaisir de vous inviter à un Intergrop régional à Lyon le 12 juin 2015 de 9h à 15h. (Déjeuner sur place)

Thème : « Et si la clé c’était le collaboratif ? »

Lieu :
Campus Veolia Centre Est
25 avenue Lionel Terray
69 330 Jonage – France
Voir le site internet du Campus

Merci de nous confirmer votre participation à
Bernard Gloppe : b.gloppe@tempsgagnant.com

PS : L’Assemblée générale Les Entreprises Humaines se tiendra à l’issue de cet Intergrop

* Les GROP, Groupes de Réflexion OPérationnelle regroupent mensuellement, les adhérents dans chaque antenne.
L’objectif est de débattre pendant deux heures sur un cas ou un thème donné, identifier comment celui-ci est concrètement traité dans les « entreprises humaines » et définir les possibilités de nouvelles mises en application.

EDITO mars 2015

25mar15

Une belle expérience, pour changer la donne !

motivationL’économie de l’expérience*, économie non plus basée uniquement sur le produit ou le service mais sur les effets que celui-ci produit sur le client, est un concept né il y a une quinzaine d’années.

Peu évoquée encore en France, elle est cependant bien illustrée par quelques grandes marques** présentes sur le territoire, qui ont fait fortune en rendant le vécu du client suffisamment marquant pour le fidéliser. La publicité n’est alors plus nécessaire dans la mesure où le bouche à oreille est très efficace, et l’entreprise n’a plus à craindre ni la concurrence, ni le pillage.

Si cette approche, orientée ressenti du client, a le vent en poupe, cela doit bien correspondre à une attente humaine !

Appliquée à l’entreprise dans son approche managériale, en prenant le travail en général en tant que « produit », et le salarié en tant que « client », on peut sans doute transposer la même attente : un salarié qui vit une belle expérience sur son lieu de travail, sera fidélisé.

Les principes et les résultats de ce concept ouvrent d’autres visions du fonctionnement humain.

De manière générale, pour innover dans le sens de l’économie de l’expérience, il est conseillé aux entreprises de s’ouvrir à la créativité, aux artistes, à la culture et favoriser l’hybridation… dont acte !

Claudine Delerce

*L’économie de l’expérience, en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/

** On peut citer entre autres Nespresso, Apple, Ninkasi, Ikéa, etc

Sur internet…

24mar15
    • En novembre, nous avions fait référence à une conférence TEDx qui expliquait« l’entreprise libérée ». Si vous n’avez pas eu le temps pour écouter les 20 mn de présentation, et que vous êtes curieux du sujet, voici une autre présentation qui dure cette fois…. 1 minute : https://www.youtube.com/watch?v=ZrAFpPbz7O4
    • Sur ARTE, le documentaire « Le bonheur au travail », présente un autre modèle de management des entreprises.

    Que peuvent avoir en commun le ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises « libérées ».  Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d’une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité. Par ailleurs, leurs leaders sont choisis par les salariés. Et cela marche : la croissance de ces sociétés est relancée de manière assez spectaculaire ; les bonus, augmentations et dividendes ne tardent pas à tomber. Martin Meissonnier filme les femmes et les hommes qui, malgré le pessimisme général, ont su sortir du cadre établi pour inventer de nouvelles formes d’organisation du travail. Une bouffée d’air frais bienvenue.

    Déjà diffusé le 24/02, le documentaire sera à nouveau programmé le 18 mars (et encore visible une semaine après la diffusion, en podcast sur www.Arte.fr)

    Très instructif, en ce moment, dans certains cinémas : « Le prix à payer » !

    24mar15

    123225Le documentariste Harold Crooks est parti enquêter, de la City de Londres jusqu’aux îles anglo-normande ou des Caraïbes en passant par le Luxembourg, sur les paradis fiscaux et sur les nouvelles pratiques des grandes firmes internationales pour échapper à tout impôt dans les états où elles génèrent leurs profits.

    Le documentariste pose la question : et si l’évasion fiscale conduisait à la mort des démocraties ?

    Loin d’une démonstration idéologique de gauchistes rêveurs, Harold Crooks a choisi de collecter les témoignages de gens de terrain : des militants de la transparence financière, certes, mais également des économistes médiatiques comme Thomas Piketty, des représentants de la très officielle OCDE et de nombreux acteurs plus ou moins repentis de la bulle financière des paradis fiscaux…

    Pourquoi aller voir ce film ? Parce que cette démonstration imparable sur l’historique et la nocivité d’un système qui échappe maintenant à la majorité des humains, tout en les impactant très fort, voire les conduisant dans le mur, a un pouvoir d’alerte qui pourrait contribuer à une prise de conscience générale vitale.

    Puisque chacun de nous représente une partie de la richesse qu’ont utilisée ces quelques grandes firmes pour construire ces empires absurdes et suicidaires…il est urgent d’utiliser cette puissance pour demander des règles d’imposition internationales qui pourraient changer la donne !

    « Entreprises : la grande déformation » de Olivier Favereau, paru chez Parole et Silence

    24mar15

    entreprise-grande-deformationL’originalité de cet ouvrage repose sur la proposition  fondamentale, totalement à rebours de l’opinion reçue, que les actionnaires ne sont pas propriétaires de l’entreprise. Il s’agit d’un travail authentiquement interdisciplinaire qui croise de manière inhabituelle anthropologie, droit, économie et gestion.

    Évoquer l’entreprise dans la perspective de la personne n’est pas anodin. C’est d’abord une manière de rappeler que l’entreprise est une affaire d’hommes et des femmes qui s’y unissent pour travailler à un projet commun. Des hommes qui lui apportent du capital, c’est-à-dire le fruit du travail accumulé par les hommes, et qui bénéficient des services ou des produits de l’entreprise. L’entreprise devient alors un lieu de coopération qui suppose une multiplicité d’acteurs, engagés librement dans un ensemble de relations ordonné à l’obtention d’une fin commune. La manière de concevoir l’entreprise et celle de concevoir l’homme, les motivations de sa liberté et la place des relations, ne peuvent être indépendantes.

    « (R)évolution collaborative La richesse de votre entreprise c’est le nous  » de Céline Frontera Editions Afnor

    24mar15

    * Un livre dans lequel deux adhérents LEH de Bordeaux témoignent :

    revolutionLa crise actuelle, au-delà de son volet économique, est aussi révélatrice d’un changement social profond. De moins en moins fidèles à un produit ou à une marque, les consommateurs montrent leur attachement à une vision du monde et à des valeurs qui guident leurs choix. Notre auteur, ethnologue de formation, décrypte cette mutation profonde et propose d’en faire une formidable opportunité d’évolution pour nos entreprises. Pas à pas, ce livre nous amène à une prise de conscience. Pour ce faire, après un état des lieux, l’auteur met en relief les atouts et donc les opportunités à saisir par les entreprises. La dernière partie présente plusieurs entreprises qui ont sauté le pas pour adopter de nouveaux modèles économiques et sociétaux. Voilà un livre repère qui vous amènera vers une nouvelle manière de concevoir votre entreprise : plus humaine, plus riche, plus innovante et plus respectueuse, pour le plus grand bien de tous.

    Pour commander : http://www.gibertjoseph.com/revolution-collaborative-la-richesse-de-votre-entreprise-c-est-le-nous-6338035.html

    Faire AVEC les autres…

    24mar15

    • GAWAD KALINGA

    Tony Meloto, ancien cadre chez Procter et Gamble, a créé en 2003 l’association Gawad Kalinga, pour aider son pays d’origine, Les Philippines, à sortir de la pauvreté. Reconnu pour l’innovation sociale de ses projets, Tony Meloto est invité à témoigner dans de nombreux colloques d’entrepreneurs.

    Le journaliste Thomas Graham, en reportage aux Philippines, rencontre Tony Meloto et fasciné, décide de passer 18 mois dans une des communautés de Gawad Kalinga.

    « Comme je l’ai découvert, le génie ne se limite pas à une excellence individuelle dans une activité donnée, mais s’incarne dans une attitude humaine positive envers la vie, ses hauts et ses bas, ses injustices comme ses opportunités, et, avant tout, envers les autres, sa famille, son voisin, un étranger. C’est ce génie que j’ai trouvé chez les plus pauvres. Ce faisant, j’ai appris non pas à passer des examens ou à paraître intelligent, mais simplement à vivre de façon plus authentique et humaine. »

    Thomas Graham a décrit cette expérience dans un livre, dont la version française sera disponible en mai : La richesse des pauvres, aux Editions « Rue de l’échiquier ».

    L’association Gawad Kalinga Lyon propose de pré-acheter dès maintenant ce livre au prix public, 19 euros, pour participer au financement à 50% (pour 9,50 euros par livre) d’une maison du village Gawad Kalinga Lyon, à construire en janvier 2016 à Sagay* aux Philippines !

    *40 maisons au prix de 2300 euros, dans une zone poissonneuse dévastée par le typhon Haiyan en 2013

    Renseignements auprès de christinebisch@wanadoo.fr ou ici

    • MousTIC, à Montpellier du 24 au 27 mars

    Les rencontres MousTIC sont organisées à SupAgro, pour découvrir et/ou développer les usages et les dynamiques collaboratives.

    Moustic : trois jours pour découvrir et partager des expériences, projets innovants en matière d’usages sociaux des TICs avec, cette année, une attention particulière sur le numérique au service de la coopération et de la formation.

    Le slogan : Pas de spectateurs, tous participants !

    Programme et plus d’infos : http://moustic.info/2015/wakka.php?wiki=PagePrincipale

    GROP « Comment gérer la démotivation des salariés ? » – LEH Valence

    24mar15

    Motivation-2• Détecter la démotivation

    Rumeurs, sabotages, dénigrement, conciliabules, perte de sourire, arrêts maladie répétés, baisse de la qualité du travail,… : quand ça ne va plus, il y a des signes d’alerte pour détecter la démotivation.

    Il est important d’en repérer le périmètre, car elle peut être dispersée, individuelle, mais toucher également toute une équipe.

    • Les causes

    Elles peuvent se trouver dès le départ de la collaboration : erreur de recrutement, entreprise « sur vendue », définition erronée ou non comprise du poste,… ou bien venir avec le temps : interactions personnelles, poste non évolutif, frustrations, promesses non tenues,…

    Quand c’est l’équipe entière qui est démotivée, il faut questionner l’action du manager

    • Comment réagir ?

    Ne pas laisser pourrir les problèmes mais aussi évaluer au mieux l’importance de la crise, et parfois ne pas y prêter plus d’attention qu’il ne faut.

    Comprendre l’origine pour pouvoir interagir.

    Instaurer un dialogue, écouter et accepter les remontées critiques, prêter attention à l’ambiance de travail, être à l’écoute de la personne concernée sans pour autant créer d’incohérence par rapport aux autres personnes de l’entreprise

    Mais aussi

    Accepter que les salariés ne soient pas à 100% en permanence, avoir de nouveaux challenges à proposer, retirer des responsabilités et en donner d’autres, permettre des changements.

    Formation, rémunération, reconnaissance peuvent éventuellement être des réponses

    • La prophylaxie

    Mettre des indicateurs pour alerter (le sourire, l’implication dans les réunions, la quantité de travail rendu,…), non traitée la démotivation peut conduire à la démission, et là c’est trop tard !

    Savoir ménager des temps forts et des temps de réflexion sur le projet, l’équipe, la société. Prévoir des temps festifs qui montrent d’autres relations et peuvent éclairer différemment.

    Suivre les parcours professionnels et les évolutions des salariés avec les entretiens, la formation, les bilans de compétences, la rémunération.

    Ne pas oublier les signes de reconnaissance. Avoir un discours en rapport avec la réalité, y compris quand les difficultés se présentent. Accompagner les échecs des collaborateurs afin de construire à partir de ceux-ci.

    Enfin, savoir identifier les situations où « on ne sait pas faire » ou bien « on n’a pas de prise », et aller « voir ailleurs » pour s’inspirer d’autres collectifs




    LEH from LEH on Vimeo.

    les entreprises humaines

    L'association rassemble des Femmes et des Hommes Engagés dans la Mise en Œuvre de Pratiques Plus Humaines dans l’Entreprise.

    Son ambition est de devenir l'Association qui fait référence en montrant que la performance durable de l'entreprise découle de l'épanouissement des personnes qui la constituent comme de celles qui interagissent avec elle !

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