Que peut donc bien nous apporter un vieillard chinois âgé de 2500 ans ? Tout et rien. Rien, même si un peu de culture générale n’a jamais fait de mal à personne, surtout sur un pays qui occupe une place de plus en plus importante sur la scène internationale. Beaucoup, si nous dépassons ce premier constat et regardons les convictions d’un Confucius, théoricien de l’excellence humaine, qui défend, sans compromission, une gouvernance par et pour l’homme : il en définit les éléments fondateurs, proches de préoccupations très actuelles comme l’éthique, l’impératif de réconciliation des exigences économiques et sociales, le développement durable… Il évoque également les conditions d’efficacité et de viabilité de ce type de gouvernance. Enfin, le confucianisme, philosophie qui met l’homme au cœur de tout pour un homme qui a du cœur, vit au rythme des forces et des faiblesses de l’homme, et plus particulièrement de l’homme chinois contemporain. L’observer en action permet de mieux saisir comment cet idéal de l’excellence humaine se vit au quotidien ailleurs, et pas seulement en Chine, pour un manager funambule sur le fil du rasoir. Sophie Faure nous convie à un voyage interculturel, loin de toutes tentations d’exotisme. Elle nous propose de partager avec elle cet ailleurs du management pour mieux revenir sur nos propres préoccupations et ainsi, les voir et y répondre… autrement. Synthèse de Manager à l’Ecole de Confucius, de Sophie Faure* – Editions d’Organisation, 2003
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