SYNTHESE DE GROP
L’entreprise se doit de faire du profit pour la perennité du projet entrepreneurial. Un chef d’entreprise se préoccupe forcément de profit, mais doit-il en faire sa seule préoccupation, doit-il être obsédé par cela ?
Il y a une grande différence entre faire du profit pour l’avenir de l’entreprise et maximiser le profit, ce qui est extrêmement malsain, dénature le projet entrepreneurial et s’inscrit dans le court terme.
Selon la manière dont on partage le profit, on n’a pas la même approche de comment en générer.
Du côté des salariés
Peut-être un peu « infantilisés » par le système ! Ils vivent parfois dans une inconscience totale des résultats financiers, s’attachant plutôt à : 1/avoir un travail, 2/un salaire convenable, 3/des conditions de travail satisfaisantes.
Le CE une instance sur laquelle on devrait pouvoir compter pour être un lieu qui permette le dialogue et la communication ENTRE les préoccupations des salariés ET les informations de la direction, utiles pour comprendre l’entreprise. Ce serait alors le lieu idéal pour former et informer sur les aspects économiques de chaque entreprise. A la création d’un CE, il y a souvent un enthousiasme, mais parfois les représentants des salariés se fatiguent car ils se sentent peu suivis. Le CE est à l’image de l’entreprise : il faut qu’il y ait de part et d’autre de l’écoute, du respect, de l’attention.
Le profit pour le dirigeant : – Parce qu’il prend des risques
- Parce qu’il a parfois investi ses biens propre
- Parce qu’il est complètement investi dans le projet
– Parce qu’il travaille beaucoup
– Parce qu’il y a une légitimité à ce que l’initiative soir récompensée
Pas tout le profit pour le dirigeant : – Parce que le résultat est la somme du travail et des efforts de tous
- Parce que le dirigeant a déjà d’autres valorisations financières (salaire, intéressement ou dividendes et patrimoine )
– Parce que cela peut être complètement injuste
– Parce que cela peut être complètement décalé par rapport à sa valeur ajoutée.
Les règles de l’économie actuelle laisse interrogatifs, quid
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des déméngements de sièges d’entreprises pour une fiscalisation moindre ?
-
des niches fiscales qui accentuent l’enrichissement ?
« Tout ce qui existe, ne nous dédouane pas d’avoir nos convictions, chacun est libre de résister au mouvement général de la société. »
Des outils existent pour permettre de trouver un cadre pour une redistribution aux salariés : participation, intéressement, primes, plan d’épargne salariale, abondement,… cependant cela relève du bon vouloir du dirigeant : est ce cohérent ?
Mettre en place un accord d’intéressement, par exemple, est un projet fédérateur, qui permet d’enlever une certaine opacité au financement de l’entreprise.
Il existe des formes de structures d’entreprises pour lesquelles le profit est distribué différemment, comme par exemple les SCOP. La Scop, société coopérative de production, est une entreprise de forme SA ou SARL dont les salariés sont associés majoritaires et vivent un projet commun en mutualisant équitablement les risques et les grandes décisions : désignation des dirigeants, orientations stratégiques, affectation des résultats.
Grop de septembre 2008

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