Laissez nous bien travailler ! Manager sans Wall Street

22fév13

Laissez nous bien travailler ! Manager sans Wall Street par Marie José Kotliki et Jean François Bolzinger.

Les auteurs de Pour en finir avec le Wall Street management proposent dans ce nouveau livre d’inverser la donne en manageant autrement. S’appuyant sur de nombreuses expériences, sur leurs échanges permanents avec des salariés, des DRH, des chercheurs et des responsables d’entreprise, Marie-José Kotlicki et Jean-François Bolzinger, dirigeants syndicaux, proposent d’investir les terrains où se jouent la dé-financiarisation du travail et de l’entreprise et la recherche d’une nouvelle efficience : organisation du travail, qualité des produits ou des services, place des jeunes, accès des femmes aux responsabilités de direction, enseignement du management, restructurations, stratégies et gouvernance. Rendre les organisations flexibles pour que chaque salarié développe ses capacités, donner le droit à tous de participer à l’élaboration de la stratégie des entreprises, imaginer un dialogue social qui porte aussi sur les choix économiques, se donner le temps de bien travailler, etc., autant de leviers pour inventer une nouvelle compétitivité qui réconcilie l’humain et le bien commun avec l’industrie, le social et l’écologie. Répondre à la quête de sens du travail et sortir de la crise sont une seule et même perspective.

L’intelligence collective s’invite dans les nouveaux modèles de gouvernance…

22fév13

Forum ouvert, Appreciative Inquiry, world café, sociocratie, holacratie, …toutes ces nouvelles techniques d’animation de groupes ont le vent en poupe. Elles ont ceci en commun qu’elles font confiance aux personnes présentes et concernées pour trouver des solutions, de l’innovation ou de la transformation dans l’organisation.

Très prisées par les collectivités pour la participation citoyenne, les forums ouverts ont pu rassembler des milliers de personnes dans plusieurs villes de France pour une réflexion collective et des pistes d’action sur le sujet de la transformation des territoires, par exemple.

L’association Colibris, lors de la campagne « tous candidats » en a organisés 22 dans différents lieux en France en 2012. Des entreprises se sont également emparées de cet outil à un moment de questionnement pour mettre toute l’énergie, l’expérience et l’expertise des salariés ou des différents acteurs au cœur de la décision des axes de développement.

Toutes ces méthodes ne sont que des outils et il serait naïf de penser que leur utilisation seule serait la planche de salut pour régler tous les problèmes. Ce n’est pas parce que vous donnez des ciseaux à quelqu’un qu’il peut instantanément vous faire un tailleur, cependant s’il a toujours utilisé un couteau pour couper du tissu, les ciseaux lui seront d’une grande aide pour progresser.

Les outils d’intelligence collective ont ceci de positif, qu’on peut les tester très facilement, sans attendre d’être acculé à être innovant, ou d’être en période de crise, ou de vouloir tout transformer. Les entretiens annuels, le séminaire de fin d’année, une réunion du comité de direction, une formation, etc. toutes ces occasions peuvent être propices à tester sans s’engager, et vivre réellement l’expérience. Les réactions, contributions, échanges sont si étonnants, qu’après l’essai on intègre vraiment toute cette force présente et latente de l’intelligence collective des groupes.

Une pratique de management qui fait réfléchir…

22fév13

Ce n’est vraiment pas avec un esprit de conquistador que Thierry Moysset arrive en 2007 sur le plateau de l’Aubrac, où il vient de racheter une usine en difficulté : Forge de Laguiole.

Depuis 1828 des artisans étaient installés dans le village, et ils y avaient développé un savoir-faire reconnu, avant de laisser partir le plus gros de la production des « Laguiole » vers le bassin ouvrier de Thiers (Puy-de-Dôme), un haut lieu de la coutellerie.

Des élus locaux font alors appel à Thierry Moysset, un ingénieur des mines ayant roulé sa bosse de l’Allemagne à la Chine dans diverses multinationales, et petit-fils d’un paysan de Laguiole. Il comprend rapidement quels sont les atouts de sa société : l’image du plateau de l’Aubrac, le nom de Laguiole, le design, et surtout le savoir-faire des ouvriers, sans qui tout le reste ne vaut pas grand-chose. Il arrive avec une stratégie claire. Pas question de se lancer dans une concurrence effrénée sur les prix avec les Chinois, les Pakistanais et autres fabricants de camelote. La Forge va fabriquer de façon artisanale des « Laguiole » de haute qualité, 100 % français et aussi aveyronnais que possible. Thierry Moysset réorganise l’usine en fonction de cette ambition en la « démécanisant », comme il dit : il démonte les machines pour rendre toute sa place à l’habileté des hommes.

Des hommes plutôt inquiets. Le déclin de leur entreprise, sa mise en règlement judiciaire, la crainte de perdre 70 emplois salariés sur les 550 que compte ce village de 1 260 habitants, autant de chocs qui les ont profondément affectés. Le nouveau patron comprend qu’il faut frapper les esprits. Un mois après son arrivée, il réunit tous les salariés et leur tient un discours pas très original, qu’il a lui-même entendu des dizaines de fois quand il était cadre chez Peugeot, EADS ou Alcatel : « La principale ressource de l’entreprise ce sont ses hommes, etc. »

Les employés de la Forge l’écoutent d’une oreille distraite. Ils se réveillent d’un coup lorsqu’ils entendent Thierry Moysset leur dire d’un ton tranquille : « Pour vous montrer que vous êtes bien la première richesse de l’entreprise, et que je ne compte que sur vous, nous allons faire un grand feu dans lequel nous jetterons tous les plans et toute la documentation de l’usine. Vous n’en avez pas besoin; vous avez tout dans la tête et dans les mains. Et celui qui aura un doute, un trou de mémoire, ou qui arrivera sans savoir grand-chose, comme moi, demandera l’information ou la formule qui lui manque à l’un de ses compagnons. » Un geste à contre-courant !

L‘article intégral de Marc Mousli dans Alternatives Economiques, dossier Web n°55

ici

Pour une réinitialisation de nos systèmes de pensée

22fév13

Plusieurs essais récents qui touchent la sphère du politique peuvent inspirer nos réflexions de dirigeants d’entreprises. Edgar Morin, s’appuyant sur Descartes qui expliquait que le propre de l’erreur est d’ignorer qu’elle est erreur, montre l’illusion qu’il y a à ne considérer que deux alternatives, la rigueur comme remède à la crise, la croissance comme remède à la rigueur. Dans la même lignée Michel Rocard et Pierre Larrouturou, affirment que « miser sur la croissance pour sortir du chômage est une stratégie suicidaire » et appellent à un nouveau modèle de développement.

Comment adapter notre pilotage d’entreprise à cette nouvelle situation de non croissance durable. Il semble clair que nous devons nous habituer en Europe à des taux de croissance bas et en tout cas, nettement inférieurs à ceux des décennies précédentes. Quel impact sur nos pratiques de dirigeants, sur nos stratégies, et plus fondamentalement sur nos modes de pensée ?

Quelles seront les raisons d’être des entreprises que nous dirigeons ? Quelles seront les compétences à renforcer dans ce nouveau contexte ? Lors d’un Grop récent, nous sommes arrivés à quelques pistes. Pas forcément très originales sur le papier, mais en revanche pas si évidentes que ça à mettre en œuvre au quotidien. Elles supposent une certaine réinitialisation de nos systèmes de pensée et de nos business modèles : capacité à sortir du cadre, optimisme, résilience, alliances, réseaux, coopération, bienveillance…

Nos avis, nos expériences ont de la valeur, partageons les ! Nous vous invitons à prolonger ces réflexions avec nous dans nos prochains Grop. Vous en avez le programme à la fin de cette lettre. Et si vous vous demandez à quoi ressemble un grop de l’intérieur, découvrez le témoignage livré dans cette newsletter.

Comme c’est la première LEH Infos de l’année je vous souhaite une très belle année 2013 !

Amicalement

Luc

Président

Economie fraternelle et finance éthique, l’expérience de la Nef

22fév13

Economie fraternelle et finance éthique, l’expérience de la Nef par Nathalie Calmé, préface de Claude Alphandéry et Jean-Marc de Boni.

Henri Nouyrtit et Jean-Pierre Bideau fondent en 1978, la Nef, avec l’idée de créer une banque éthique comme il en existe déjà en Allemagne, en Angleterre, en Italie ou au pays Bas. Cela n’a pas été possible à l’époque, et une société financière abritée par le Crédit Coopératif, a pris le relais pour instruire et décider des projets qu’elle finance, à partir de l’épargne des usagers. L’ambition de devenir banque reste cependant d’actualité, au niveau européen avec un rapprochement prévu avec la Banca Etica et un partenaire belge. Une belle histoire pour découvrir ou mieux connaître cette institution particulière.

« Lehman, la crise et moi »

22fév13

« Lehman, la crise et moi » par Florent Papin et Etienne Appert version BD de « Ma petite entreprise a connu la crise » de Nicolas Doucerain

Paru aux éditions François Bourin en janvier 2011, réédité en février 2012, ce témoignage retrace le parcours d’un patron de PME dont l’entreprise, Solic (spécialisée dans le conseil en recrutement) se retrouve violemment frappée par la crise de 2008 et les répercussions de la chute de Lehman Brothers.

Jour après jour, le lecteur suit Nicolas Doucerain et ses collaborateurs dans leur combat pour sauver Solic de la faillite : endettement, licenciements, confrontation aux banques, dépôt de bilan et mise en redressement judiciaire, menace de faillite personnelle, captation de nouveaux clients, sauvetage final de l’entreprise. Les éléments de cette dramaturgie haletante, de cette course ivre pour la survie sont tous issus du quotidien que doivent affronter les salariés et dirigeants de PME.

Appel à plus de bienveillance au travail

16nov12

Après avoir instauré, il y a 4 ans, le 13 novembre, journée de la gentillesse, Psychologies Magazine a lancé, en 2011, un appel à « plus de bienveillance au travail ».

Le texte (à lire in extenso sur le site LEH), signé déjà par 300 entreprises, énumère pour les acteurs du monde du travail, les différentes manières de s’engager sur la voie de la bienveillance.

Sur trois grands thèmes : Donner du sens au travail de chacun, Développer la qualité des relations et le mieux vivre ensemble et Veiller au bien être des individus, l’appel détaille comment dans les pratiques quotidiennes on peut favoriser des attitudes bienveillantes bénéfiques à un mieux être général et donc, à une meilleure performance globale.

En signant cet appel, les entreprises s’engagent à permettre des temps de réflexion et de dialogue avec les collaborateurs et les partenaires sociaux, afin de trouver des actions concrètes à mettre en œuvre progressivement dans leur cadre de travail.

Pour plus d’infos ou pour signer cet appel : http://journee-de-la-gentillesse.psychologies.com

Cette année, la 4ème édition de la journée de la gentillesse avait choisi comme axe fort « comment mieux vivre ensemble au travail ? comment mieux vivre ensemble à l’école », une belle façon de mettre nos « petites têtes blondes » dans la boucle pour préparer des demains de douceur !

Le mois de novembre est le mois de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), l’occasion de mentionner cette information lue dans Alternatives Économiques :

Il existe en France plus de 2000 scop (Sociétés Coopératives et participatives), soit 36% de plus qu’il y a dix ans. Elles emploient aujourd’hui 42 000 salariés. En 2011, 200 nouvelles Scop et Scic (sociétés coopératives d’intérêt collectif) ont été créées, bien plus que la moyenne des années dernières, et la majorité de ces structures sont des créations (73%), même si elles sont aussi issues de reprises d’entreprises en difficulté (5%) ou de transmissions d’associations (11%).

Lancement du mois de l’ESS à Bordeaux

Alain, vice-président de LEH et animateur de l’antenne de Bordeaux a été invité par la jeune chambre économique de Bordeaux à témoigner sur une table ronde « Emploi, innovation, proximité

les bénéfices de l’économie sociale et solidaire ». Des échanges très riches avec le Mouves, la Macif, la concieregerie et la Caisse des dépôts. Alain a pu témoigner de l’engagement des entreprises dans les Grop. Tout en rappelant que la forme juridique ne faisait pas la vertu. Toujours important de témoigner que le système économique repose bien sur les mêmes êtres humains qu’ils expriment leurs talents au sein de l’ESS ou dans les entreprises commerciales. Et qu’il est important que les finalités, mode de gouvernance soit transparents et partagés.

Journée Ateliers de la Mutation, 15 novembre 2012, Paris

30oct12

En 2011, les Ateliers de la Mutation ont proposé aux entreprises 4 journées donnant les conditions pour penser autrement l’évolution de notre société et réaliser des mutations concrètes.

En novembre 2012 paraît l’ouvrage S’approprier les clés de la mutation, fruit d’un collectif de 28 témoins et acteurs de la mutation incluant des intervenants académiques, experts, opérationnels et dirigeants d’entreprise.

A cette occasion,  les Ateliers de la mutation organisent une journée pour rendre compte des actions concrètes menées dans nombre d’organisations (TPE, PME et grands groupes internationaux, institutions, associations) opérant les changements nécessaires dans notre société en profonde transformation.

Les thématiques de cette journée, au format collaboratif et interactif, sont en lien avec celles de l’ouvrage : Comprendre le monde en mutation, un autre rapport à l’économie et à l’argent, nouvelles modalités de coopération et innovation, témoignages et réalisations pratiques.

Inscrire son entreprise dans une démarche de transformation économique et sociale responsable, c’est possible, ça marche ET c’est performant.

Le 15 novembre 2012 à Paris, une journée pour rendre compte de la mutation et offrir les conditions pour passer des idées aux actes :

  • Rencontrer des acteurs de la mutation qui inscrivent leurs entreprises dans un nouveau modèle de société
  • Expérimenter et goûter aux fruits de la co-éléboration et de l’intelligence collective
  • Avoir des repères pour réaliser les transformations nécessaires au changement avec l’ouvrage collectif « S’approprier les clés de la mutation« 

Journée Ateliers de la Mutation
Jeudi 15 novembre 2012 de 8h30 à 17H00.
L’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé, 75014 PARIS

Programme, informations, inscriptions en ligne sur :
www.lesateliersdelamutation.com

Historique du projet :
http://www.lesateliersdelamutation.com/qui-sommes-nous/

Le GROP : avant, pendant, après…..

06juil12

Témoignage de Jean-Marc de Boni, de La Nef après le GROP sur l’interculturalité, Lyon
« Voici quelques unes de mes réflexions en matière de multi culturalisme en entreprise suite à notre GROP.
1.Le multi culturalisme est nécessaire, voire indispensable, à l’entreprise afin qu’elle puisse enrichir ses points de vue et aborder une problématique sous différents angles.
2.Le multi culturalisme ne doit pas « diluer » la culture de l’entreprise mais l’enrichir. Pour cela, le dirigeant doit poser ce postulat de façon claire est forte afin qu’il n’y ait pas de crainte de perte d’identité pour les salariés.
3.Le multi culturalisme est une ouverture d’esprit devant permettre un enrichissement mutuel, il ne doit pas être une forme d’acceptation contrainte des différences.
4.Le dirigeant est, là aussi, la personne clé : il ne fera pas tout, mais sans lui rien ne se fera. Il doit impulser cette dynamique et la partager, en tout premier lieu avec son encadrement proche.
5.Les avantages doivent être clairement énoncés : qu’est ce que j’attends de cette action, quel en est l’objectif. Cet objectif peut être interne à l’entreprise, sociétal ou les deux à la fois.
6.Les zones de tension ne doivent pas être ignorées ni minimisées, au risque d’un rejet par les salariés, voire par l’encadrement. La force de l’objectif doit permettre de transformer ces tensions en énergie de changement positif.
7.Nous devons veiller à ne pas favoriser une population ou une autre, ce qui reviendrait très rapidement à les opposer. Il ne doit être fait aucune forme de différence, mais plutôt une conjugaison des complémentarités. Chacun doit pouvoir être mis en valeur sur ses points forts, toute l’intelligence du dirigeant portant sur la conjugaison de ces points forts.
La qualité d’une étoffe réside t-elle pas dans la diversité et l’agencement des coloris de la trame et de la chaine »
Jean – Marc DE BONI

Semaine Planétaire pour un Monde Meilleur du 9 au 17 juin !

01avr12

L’association nternationale « Semaine Planétaire pour un Monde Meilleur » à but humanitaire et sociale a été créée par Edel Gött, Directrice du cabinet de conseil en leadership éthique« Recherches & Evolutions« , et auteur du livre « Now or Never, l’urgence d’agir« .

Depuis 3 ans est organisé en juin un événement mobilisateur et fédérateur d’une dizaine de jours pendant lequel tous les acteurs (individus,ONG, collectivités et l’ensemble du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire) sont invités à être constructifs et positifs par des actions personnelles, familiales ou professionnelles afin de créer davantage de qualité de vie pour chacun de nous sur la planète.

Des principes éthiques sont à la base de cette action, à savoir satisfaire et faire respecter les besoins essentiels et fondamentaux de tous les êtres humains.

Plus d’informations : http://www.the-planetary-week.org/




LEH from LEH on Vimeo.

les entreprises humaines

L'association rassemble des Femmes et des Hommes Engagés dans la Mise en Œuvre de Pratiques Plus Humaines dans l’Entreprise.

Son ambition est de devenir l'Association qui fait référence en montrant que la performance durable de l'entreprise découle de l'épanouissement des personnes qui la constituent comme de celles qui interagissent avec elle !

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